Bientôt indépendant et coté en bourse, SFR se voit un avenir national, appuyé sur des accords avec d’autres opérateurs français, comme Bouygues Telecom.

Le nouveau patron de SFR, Jean-Yves Charlier, a indiqué hier, dimanche 22 septembre 2013, au JDD qu’il ne croyait pas aux mariages transnationaux de groupes, mais que l’opérateur, qui va sortir du giron de Vivendi, est ouvert à des rapprochements en France.
« De grands acteurs doivent émerger en Europe mais il y a peu de synergies entre les marchés nationaux », déclare M. Charlier, ajoutant « notre ambition est avant tout française ». L’opérateur qui va prochainement s’introduire en Bourse peut « rester indépendant. Nous n’avons pas besoin de nous marier à un autre opérateur pour mener notre stratégie », assure M. Charlier, ajoutant que « Vincent Bolloré, actionnaire de Vivendi, a dit qu’il resterait au capital de SFR ».

La mutualisation pour redistribuer les cartes

Interrogé sur des mariages en France, il estime qu’il faut « redonner à la filière télécoms un avenir et une vision », alors que le groupe est en passe de partager son réseau mobile avec Bouygues Telecom. « Plusieurs opérateurs peuvent partager leurs réseaux. Au bout du compte, n’avoir plus que deux réseaux est une possibilité. Notre axe avec Bouygues Telecom est clair. Free est, de son côté, déjà lié à Orange », ajoute-t-il.

La mutualisation avec Bouygues « serait un accord historique qui permettrait d’économiser plusieurs centaines de millions d’euros d’ici à 2020 », selon M. Charlier. De plus, il « donnera une meilleure couverture qu’aujourd’hui aussi bonne que celle d’Orange ».

La 4G arrive

Une fusion avec le câblo-opérateur Numericable, un temps évoquée, « n’est pas à l’ordre du jour », souligne-t-il, car « elle nécessiterait d’abord une évolution de la réglementation ». Par ailleurs, le PDG de SFR a indiqué au JDD que les premiers forfaits 4G sans téléphone, commercialisés à partir de demain mardi 24 septembre, démarreront à 34,99 euros. « Le très haut débit sur mobile, la 4G, coûtera donc 5 euros de plus en entrée de gamme », a-t-il indiqué. Le réseau 4G – qui permettra d’avoir, un débit au moins équivalent à celui délivré actuellement par une ligne fixe internet – est un enjeu pour les opérateurs qui espèrent que ces offres à valeur ajoutée compenseront la baisse de tarif générale que le marché a connu depuis l’arrivée de Free Mobile.

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