Créateur d’un logiciel de visualisation 3D pour HTML5, la start up française a mis en ligne un site de publication d’objets 3D. Objectif : séduire les artistes de la 3D pour devenir leur site de publication privilégié.

Devenir la bibliothèque universelle des objets 3D, le Youtube des modèles 3D, c’est l’ambition de beaucoup de start up. C’était même celle de Dassault Systèmes lorsque l’éditeur a dévoilé 3DVia en 2007. Outre 3DVia, de nombreux sites se sont déjà ouverts sur le web avec la même ambition, et si certains tels que 3dtotal ou surtout TurboSquid se sont faits un nom dans le secteur, aucun ne s’est réellement imposé pour l’instant. Un nouveau venu, Sketchfab, créé en mai 2012, compte bien faire sa place sur ce marché, avec un atout, sa technologie. En effet, depuis plus de deux ans maintenant, Cédric Pinson, cofondateur et PDG de Sketchfab, développe une solution permettant d’afficher les modèles 3D issus des principaux outils de modélisation du marché sur un simple navigateur et sans installation de plug-in.

Ce tour de force est aujourd’hui possible grâce au support de WebGL dans les navigateurs modernes. Restait à développer le logiciel qui va convertir les modèles 3D des outils de modeling et les afficher le plus fidèlement possible en HTML5. « Nous visons les artistes de la 3D les plus exigeants, les free lance qui pourront présenter leurs œuvres avec une qualité de rendu identique à celle de 3DSMax », explique Alban Denoyel, COO de Sketchfab. A ce jour, le site est capable d’afficher 25 formats de fichiers différents et commence à proposer des extensions pour que les concepteurs puissent charger leurs modèles sur le site directement depuis leur logiciel de modélisation. Des modules pour 3dx Max, pour Maya et Sketchup (ex-Google) sont d’ores et déjà disponibles.

Un catalogue qui doit évoluer vers la place de marché

Le site permet à tous de charger gratuitement 10 modèles de 50 Mo. Pour aller au-delà, il faut opter pour un abonnement pro : pour 9 euros par mois, on peut stocker jusqu’à 100 modèles 3D, et la limite des 50 Mo est portée à 200 Mo par modèle. La start up se prépare à évoluer vers la vente en ligne de modèles, un genre de marketplace déjà adopté par ses concurrents américains. En outre, elle propose sa technologie en marque blanche pour permettre, par exemple, à un site de e-commerce ou à un site culturel, d’afficher des objets 3D sans plug-in.

Un exemple d’objet 3D proposé par Sketchfab visualisable avec WebGL :