« L’antivirus est mort et condamné à l’échec ». Brutale, l’assertion l’est d’autant plus qu’elle émane de Brian Dye, le vice-président de Symantec, dont le logiciel phare n’est autre que Norton, l’un des antivirus les plus vendus au monde et qui assurerait 40 % de son chiffre d’affaires à l’entreprise. « Ce n’est plus avec des antivirus que nous allons gagner de l’argent », ajoute pourtant Brian Dye. Dans les colonnes du Wall Street Journal, le dirigeant ajoute que 45 % des attaques seulement seraient bloqués par des antivirus, et que les 70 milliards investis chaque année dans la cybersécurité doivent désormais servir à « réinventer » un nouveau système de protection. « Ces solutions arrivent à bout de souffle et n’arrivent plus à suivre l’augmentation d’un trafic qu’ils sont censés inspecter entièrement », confirme Dominique Loiselet, directeur général de Blue Coat France.

Symantec prêche pour sa paroisse

Or ce nouveau système de protection, bien entendu, Symantec dit y avoir déjà réfléchi. « La sécurité des réseaux seule ne va pas résoudre le problème. Les cybercriminels ciblent tous les points de contrôle, depuis la passerelle jusqu’à l’email en passant par le poste de travail », poursuit Brian Dye. « Pour se défendre contre les menaces persistantes complexes que nous voyons aujourd’hui, les entreprises doivent dépasser le cadre de la prévention pour intégrer la détection et la réponse ».
C’est le sens de la solution que proposera Symantec à partir du mois de juin. Il n’est d’ailleurs pas le premier à le faire, puisque des entreprises comme FireEye ou Juniper Networks proposent déjà des offres de ce type.