Transparence salariale : les DSI au pied du mur

RH

Transparence salariale, un exercice sur la forme et surtout sur le fond

Par François Jeanne, publié le 11 juin 2026

Alors que la mise en œuvre de la directive européenne sur la transparence salariale approche, les DSI sont encore perplexes. Mais la révélation potentielle d'inégalités doit inciter les entreprises à clarifier par anticipation leurs grilles salariales. Un chantier sensible, mais incontournable pour éviter injustices, tensions internes et pertes de talents.

Ce n'est clairement pas la préoccupation des DSI en ce début d'année. Ceux que nous avons questionnés sur le sujet se montrent évasifs, désintéressés, pas inquiets en apparence… à l'exception de François Fumu Tamuzo, DSI d'Aix-les-Bains (voir l'entretien en fin d'article), dans un secteur public qui, comme d'habitude, va devoir se mettre en conformité plus vite et plus fort que le secteur privé. Une conformité qui traite cette fois de la transparence salariale (voir l'encadré en fin d'article), selon une directive européenne qui a comme objectif principal affiché de réduire les différences de salaires entre les hommes et les femmes. Elle est censée être transposée dans le droit français avant le 7 juin 2026, et donc applicable, du moins en partie puis progressivement, à partir de cette date. Sauf que les DSI, et pas qu'eux d'ailleurs, ont de quoi être échaudés par le rythme français de transposition de ces textes européens. NIS2 par exemple, n'est toujours pas transcrit, ce qui pose de réels problèmes dès lors que la transposition s'accompagne de nuances dans l'adaptation. Et ici aussi, les contours de cette transposition ...

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