Et si, demain, nos données étaient stockées sur l’ADN… d’une blatte ? L’hypothèse relève pour l’heure de la science-fiction, mais elle est très sérieusement envisagée par les scientifiques. Pas forcément sur le corps de cet animal qui serait l’un des rares à survivre à un holocauste nucléaire, mais plus généralement sur l’ADN, notamment celui fabriqué en laboratoire, technique qui existe depuis 2010.

L’ADN permettrait de répondre à un problème posé par les quantités astronomiques de données générées par notre société moderne : leur stockage. À l’heure actuelle, aucun des supports dédiés n’est véritablement fiable et pérenne. L’ADN, lui, a prouvé à maintes reprises qu’il pouvait être conservé des centaines de milliers d’années, voire des millions sous certaines conditions. Une expérience d’encodage sur ce support, menée en 2012, a été suffisamment concluante pour que l’on puisse imaginer que l’ADN, plus durable, mais aussi largement moins encombrant que ce qui se fait pour le moment, devienne peut-être l’avenir du stockage de données…