Les tests réalisés en France ont permis d’atteindre un débit 31 Térabits par seconde sur 7200 kilomètres, sur une seule fibre optique d’un câble sous-marin.

La surenchère continue sur les capacités des câbles télécoms sous-marins, formant le système nerveux de l’Internet mondial. Alcatel-Lucent a réussi, dans son centre de recherche de Villarceaux (Essonne), des tests de laboratoire permettant d’atteindre un débit de 31 Térabits/s sur 7 200 km sur une seule fibre optique.

Selon l’équipementier télécoms, cette performance offrirait un débit de transmission de données, trois supérieur aux câbles sous-marins de dernière génération. Sur l’échelle des débits, 1 Térabits/s représente 1 000 Gbits/s, soit une énorme capacité de transmission.

Les tests ont consisté à faire propager des fréquences issues de 155 lasers simultanés. Chaque laser acheminait 200 Gbits/s soit le double des systèmes WDM (multiplexage en longueur d’onde) à 100 gigabits par seconde (Gbits/s) actuellement déployés dans les câbles.

Cette prouesse technologique a été réalisée avec des amplificateurs optiques placés tous les 100 km.

Philippe Keryer, directeur Stratégie & Innovation d’Alcatel-Lucent, a commenté : « La transmission par fibre optique sous-marine fait partie intégrante de l’économie numérique car elle permet d’acheminer d’énormes quantités de vidéos et de données entre les pays, les régions et les continents »

L’équipementier japonais NEC avait réalisé il y a quelques mois, avec l’opérateur américain Verizon, un test de transmission de 40,5 Térabit/s sur une distance de 1800 km.