A la recherche d’un modèle de référence pour Openstack, Redhat annonce de nombreuses nouveautés dans sa plateforme RHELOP 5 (Redhat Enterprise Linux Openstack Platform). Celle-ci rassemble à la fois Icehouse, la dernière mouture du logiciel Openstack, distribué sous licence libre, et la béta de Redhat Enterprise Linux 7, la prochaine version du système d’exploitation que développe Redhat.

Parmi les nouveautés, on recense une API de calcul qui détermine les politiques de compatibilité entre les machines virtuelles et les hôtes auxquels celles-ci sont rattachées. L’API Block Storage « Cinder », qui sert à localiser le stockage des données, a été remaniée. Les métadonnées de cet outil peuvent désormais être récupérées après sinistre.

Les modules complémentaires de gestion du réseau ont également été revus, en particulier « Neutron », un outil qui améliore la relation entre les interfaces de périphériques connectés à Openstack. Enfin, la principale et nouvelle fonctionnalité consiste en l’introduction d’un outil basé sur le projet open source Foreman. Il sert à installer et à administrer de grands systèmes Openstack et à automatiser des tâches répétitives.

Un marché de 6Md$

En présentant devant 5000 personnes, à Atlanta, la dernière version de RHELOP, l’éditeur de systèmes d’exploitation Linux s’est imposé comme le chef de file d’un  mouvement suivi, à l’heure actuelle, par plus de 150 entreprises dans le monde. L’ambition est claire : capter un marché qui devrait représenter cette année, selon IDC, près de 6 Md$. Mais la partie s’annonce serrée entre les différents protagonistes de l’Openstack, tous déterminés à s’affirmer comme l’unique porte-drapeau d’un mouvement qui ne cesse de susciter la curiosité des entreprises.

Un éditeur open-source « fermé »

Avec l’objectif de commercialiser Openstack autant que possible, Redhat en a peut-être trop fait. L’éditeur aurait en effet déclaré ne plus fournir de support aux clients qui utiliseraient des versions concurrentes d’Openstack. Cette offre de support est pourtant la première raison qui pousse les entreprises à adopter des versions de Linux commerciales au lieu de se tourner vers des distributions gratuites. Redhat a ainsi pris la forme d’un éditeur open-source « fermé ».