Le nouveau président du Conseil national du numérique devra éclairer le pouvoir sur les enjeux du numérique et, surtout, faire parler d’une même voix 30 personnalités.

Deux cartes de visite pour Benoit Thieulin, qui préside désormais le Conseil national du numérique (CNNum) : une première, très design, au logo de son agence web, La Netscouade. Une seconde, beaucoup plus sobre, aux couleurs de la République. Car le CNNum est rattaché au Premier ministre. Cet organe consultatif, créé par Nicolas Sarkozy en 2011, a pour mission d’éclairer le gouvernement sur toutes les problématiques liées au numérique.

Mission unificatrice. Accorder l’ensemble de ces points de vue risque d’être ardu, mais Benoit Thieulin est confiant. En 2006, il s’occupait de Désirs d’avenir, la plate-forme participative de Ségolène Royal. Il traitait alors des milliers d’avis contradictoires pour construire le programme de la candidate aux primaires socialistes. “ C’était autrement plus difficile que ce qui m’attend ! ”, assure ce chef d’entreprise, qui encadre au quotidien une soixantaine de collaborateurs et dont la société a réalisée 3,5 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière.

Homme de principe. Le gouvernement a déjà affecté des missions au CNNum. Parmi elles, se prononcer sur la pertinence d’une loi garantissant la neutralité du Net pour protéger la liberté d’expression des internautes, et organiser une concertation sur la fiscalité des entreprises du numérique. Des chantiers que Benoit Thieulin entend mener avec ses méthodes : “ Je souhaite fournir des documents d’étape au grand public, et même organiser des débats avec la société civile. ” Bref, dans la plus grande transparence.