Nouvellement arrivée parmi les associations d’éditeurs français de logiciels, Efel Power a tout juste un mois. Elle souhaite sensibiliser les grandes entreprises et les administrations sur l’importance d’encourager davantage les créateurs de l’Hexagone, pour lesquels l’accès aux marchés publics reste toujours difficile. Sur son site Internet, Efel dresse un constat fort inquiétant et indique que « Les cent premiers éditeurs français représentent Md€ là où les quatre premiers américains totalisent plus de 200Md€ : 40 fois plus ! »

Efel mise avant tout sur une stratégie pédagogique. Elle veut inviter les grands comptes à ne plus rester ancrés dans une position quelque peu conservatrice en privilégiant toujours les marques américaines. L’association désire promouvoir auprès d’eux les solutions alternatives, notamment par le biais de workshops ou en étant présente lors des salons informatiques.

L’une des missions majeures qu’elle se donne également est la sensibilisation des pouvoirs publics. Selon Efel, il est impératif de renforcer le poids des éditeurs de logiciels en France. La situation précaire de certains d’entre eux ne leur laisse parfois pas d’autre choix que celui d’accepter leur rachat par une entreprise étrangère. Ce fut le cas l’an dernier de Neolane, société spécialisée dans la gestion de campagne marketing, acquise par le géant Adobe.

L’avenir des éditeurs français est un sujet d’autant plus préoccupant que ce secteur génère de nombreux emplois dans l’ensemble de l’Hexagone. Efel compte déjà une trentaine de membres à peine un mois après son lancement officiel. Sa couverture médiatique devrait lui assurer d’augmenter rapidement son nombre d’adhérents et démontre que l’association et sa raison d’être suscitent un vif intérêt.