La société de services vient de boucler la cession de sa filiale italienne. Cette dernière intervient quelques semaines après celle des activités allemandes.

GFI a achevé la vente de sa filiale italienne. Le repreneur, Solgenia, est un éditeur italien spécialiste des PGI pour PME. La société de services française se retire une belle épine du pied, même si elle a dû, au préalable, recapitaliser la structure à hauteur de 3,5 millions d’euros. Cette filiale a en effet grevé les comptes de la société de services depuis quelques années. En 2009, l’Italie a accusé un déficit de 42 millions d’euros comprenant notamment un résultat d’exercice lourdement déficitaire (- 10 M€), augmenté d’une dépréciation du goodwill pour 20,2 M€. Quelques semaines plus tôt, la SSII française avait déjà cédé sa filiale allemande, autre foyer de perte (- 9,3 M€ de résultat net en 2009), au groupe franco-belge Vision IT. Au total, les activités cédées représentent un chiffre d’affaires de 62,8 millions d’euros. GFI, amaigri, pèse 663,6 M€ en 2009.

Des échecs successifs à l’international

Délestée de ces entités, la SSII française souhaite ainsi se concentrer sur les marchés internationaux où elle est encore présente, en s’appuyant sur ses grands clients français. Un changement de stratégie bienvenu, tant les filiales internationales sont apparues très isolées des évolutions du reste du groupe. Au-delà, ces cessions sont à inclure au passif des échecs récurrents de la SSII dans sa stratégie d’expansion à l’international. En 2005, GFI avait, par exemple, déjà revendu ses activités au Royaume-Uni.