IBM a annoncé avoir déposé une nouvelle technologie destinée à sécuriser les environnements cloud et online. Cette invention pourrait, en se basant sur de nombreuses données analytiques, repérer d’éventuels fraudeurs, notamment en analysant les habitudes des utilisateurs réguliers.
Dans les faits, lorsqu’un individu accède à un site Internet, par exemple un site marchand ou un site bancaire, il interagit inconsciemment de façon spécifique avec la plate-forme, en fonction de ses habitudes de navigation.
Des internautes identifiables à leurs habitudes
Par exemple, il pourra avoir tendance à utiliser les flèches plutôt que la molette pour « scroller », ou cliquera plutôt sur certaines parties spécifiques de l’écran. Sur une tablette, il « swipera » naturellement sur un certain endroit de son écran tactile.
IBM assure que tous ces éléments sont désormais identifiables et exploitables grâce à l’invention qu’il a récemment déposée sous le numéro « US Patent 8.650.080 » et qui porte le nom de « User-browser interaction-based fraud detection system ».

Lorsqu’elle détecte un potentiel intrus, cette solution impose à l’utilisateur de se soumettre à une seconde phase d’authentification, explique le document.
IBM, champion des brevets antifraude
En théorie, ce type de technologie pourrait notamment permettre aux géants de l’e-commerce de se prémunir de certaines attaques dévastatrices, à l’image du hack à grande échelle dont a été victime Ebay au milieu du mois de mai.

Ce nouveau brevet, dont les modalités de l’exploitation commerciale n’ont pas encore été dévoilées, rejoint toute une armada de concepts déposés par Big Blue en matière de fraude. L’entreprise américaine, de son propre aveu, en détiendrait à ce jour près de 290.