La situation ne s’arrange pas pour IBM, qui vient de publier ses résultats pour le 4ème trimestre fiscal 2014, clos le 31 décembre dernier. Big Blue a continué de perdre en croissance. Son chiffre d’affaires a baissé de 13 % par rapport à la même période en 2013, pour s’établir à 24,1 Md$. Le bénéfice net, de son côté, fléchit de 11 %, à 5,5 Md$.
Les produits et services d’IBM n’ont trouvé grâce auprès d’aucun marché sur le globe : les revenus ont baissé de 16 % sur les marchés émergents BRIC – Brésil, Russie, Inde, Chine – et ont décliné de 11 % sur les marchés développés. 
Dans le détail, pour sa branche services, les revenus du segment Global Services diminuent de 8 % (13,5 Md$), ceux des Global Technology Services se réduisent de 8 % (9,2 Md$) et ceux des Global Business Services baissent également de 8 % (4,3 Md$). Sur ses activités logiciels, le chiffre d’affaires se contracte de 7 % (7,6 Md$) et baisse même de 6 % sur ses produits middleware (5,4 Md$).

Une transition qui ne paie pas encore

Sur l’ensemble de l’année 2014, la tendance reste baissière pour la multinationale américaine. Le chiffre d’affaires global recule de 6 % à 92,8 Md$, alors que le bénéfice net, lui, décroît de 7 % à 15,8 Md$.
IBM paie là le tribut de sa transition vers des créneaux plus stratégiques et prometteurs dans les années à venir. Des choix qui n’améliorent pas encore sa rentabilité, mais qui commencent à montrer des signes d’intérêt : ils occupent aujourd’hui 27 % du chiffre d’affaires d’IBM et ont profité d’une croissance de 16 % (25 Md$) en 2014.

Le cloud a ainsi permis de dégager 7 Md$ (+60 %), les analyses business 17 Md$ (+7 %). Les revenus enregistrés par les mobiles ont, eux, triplé, et ceux liés à l’activité sécurité ont progressé de 17 %.