Les pays russophones se rassemblent pour faire front à Octobre Rouge, une vaste campagne de cyberespionnage qui vise les pays d’Europe de l’Est et de l’ex-URSS depuis cinq ans.

Octobre Rouge, le terme n’est pas pris par hasard. Selon le Kaspersky Lab, c’est le nom de code d’une campagne de cyberespionnage qui vise les pays de l’ex-bloc soviétique. Découverte récemment, elle aurait démarré il y a cinq ans selon l’expert en sécurité informatique qui précise qu’elle vise tout particulièrement « des représentations diplomatiques, des administrations et des organismes de recherche scientifique ».

Cette offensive aurait donc démarré en 2007 et se poursuivrait toujours en ce début d’année 2013. Les responsables de Kaspersky ont affirmé à l’AFP que « Les cibles sont essentiellement des pays d’Europe de l’Est, des républiques de l’ex-URSS ou encore des pays du Moyen-Orient, même si les victimes peuvent se trouver partout, y compris en Europe occidentale et en Amérique du Nord ».

L’origine des auteurs reste à découvrir, mais pour Kaspersky, « Il existe de solides preuves techniques indiquant que les auteurs des attaques sont d’origine russophone ». Les analyses de ces experts sont rarement démenties. L’équipe moscovite avait travaillé avec Symantec sur l’origine de Flame, un kit de cyberespionnage qui a défrayé la chronique il y a quelques mois.