La Commission prépare une boîte à outils juridico-technique pour se préparer à ausculter aussi l’informatique en nuage.

C’est un fait, le cloud computing génère encore trop d’inquiétudes liées à la sécurité. La mise en ligne de son informatique expose en effet l’entreprise à des risques bien particuliers. L’hébergement des données, notamment, questionne fortement. Malgré tout, ceux qui s’y engagent prennent-ils pour autant toutes les dispositions nécessaires ? Sont-ils conscients des risques encourus ? Un an après l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) et Syntec numérique, la Commission nationale de l’informatique et des libertés s’engage enfin sur le sujet.

Du 17 octobre au 17 novembre, la Cnil va entreprendre une série de consultations des entreprises (clients, prestataires et consultants) pour envisager toutes les solutions, tant d’un point de vue juridique que technique afin que « soit garanti un haut niveau de protection aux données personnelles tout en tenant compte des enjeux économiques liés au cloud computing ». La Commission rappelle également que le cloud représente un enjeu majeur du secteur informatique, avec un marché atteignant près de 6 milliards d’euros en Europe et une croissance annuelle de 20 %.