La coopérative vendéenne Covap modernise la logistique d’un de ses ateliers en optimisant le stockage et les préparations de commandes à destination de ses clients artisans plombiers-chauffagistes. À la clé, l’interconnexion à créer entre le transstockeur Mecalux et le WMS Reflex de Hardis.

Un double enjeu de productivité et de qualité. Voilà ce qui a conduit la Covap, une coopérative d’achat de fournitures de plomberie et d’électricité – 500 artisans clients, 150 salariés – à s’équiper d’un tout nouveau transstockeur pour l’un de ses ateliers près de la Roche-sur-Yon, en Vendée. « En fait, il s’agit d’un miniload, corrige Wilfried Ferre, son directeur logistique. Car il s’agit ici de stocker 13  000 bacs (dimensions 40x55x40 cm et 40x55x15 cm) plutôt que des palettes. Il y a donc des contraintes de volume sur les produits stockés ».

Un transstockeur se présente comme une bibliothèque aux dimensions respectables – huit mètres de hauteur, une vingtaine de mètres en largeur et 48 mètres de longueur – avec des automatismes qui permettent d’aller chercher les bacs dans leurs emplacements dédiés avant de les présenter sur une table à des opérateurs. Ceux-ci peuvent alors, selon la mission qui leur est assignée par l’algorithme WCS (Warehouse control system) de la machine, remplir les bacs lors d’une arrivée de fournitures au magasin, y prendre des articles s’il s’agit de satisfaire une commande, ou vérifier le nombre de produits dans le bac, dans une logique d’inventaire tournant.

Le miniload est également pourvu d’un logiciel WMS, ici appelé Easy WMS. « Dans notre configuration, c’est bien ce module qui va exécuter les requêtes sur les bacs. Mais celles-ci sont émises par notre WMS maître, en l’occurrence le produit Reflex WMS en version 9.18 de Hardis, qu’il a fallu adapter avec l’aide de l’éditeur, précise Wilfried Ferre. Ce dernier logiciel est plus complet, interfacé avec notre ERP Rubis pour la gestion des commandes fournisseurs et clients. Sa base de données est également plus importante et nous permet une meilleure anticipation », décrit le responsable.

La chaîne ainsi constituée est performante. Un opérateur est désormais capable de traiter jusqu’à 600 commandes par jour, pour un total d’environ 3 000 lignes. Un résultat qui s’appuie notamment sur la possibilité de traiter plusieurs commandes simultanément, depuis un poste de travail fixe, et alors que les différents bacs correspondants lui sont présentés tour à tour.

Autre gain, qui influe sur la productivité de l’atelier, les erreurs ont vraiment diminué, d’une trentaine par jour auparavant à une ou deux seulement. « Le fait que les opérateurs ne soient plus obligés de se déplacer jusqu’aux rayons de stockage, les limite de fait. Il y a de surcroît des contrôles pondéraux sur les bacs lorsque des pièces à l’unité sont prélevées. Enfin, nos inventaires tournants permettent des corrections de stocks au fil de l’eau », détaille Wilfried Ferre.

Autant de progrès qui permettent à la Covap de se projeter vers l’avenir : « Nous devons continuer de faciliter la vie de nos artisans, en les rendant aussi autonomes que possible dans leurs prises de commandes, et en respectant le choix de ceux qui préfèrent être assistés par un opérateur ».

Prochaine étape, permise par la mécanisation : retarder le cut-off quotidien (heure limite pour une commande à livrer le lendemain), aujourd’hui fixé à 18h…


 

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