Dans son rapport annuel, Symantec met en avant la forte augmentation des attaques informatiques ciblées en 2013. Le document, qui fait état d’un bond de 91 % du nombre de cyberattaques dans le monde sur un an, précise également qu’elles ont gagné en efficacité. En moyenne, elles ont duré trois fois plus longtemps qu’en 2012, révèle le spécialiste américain de la sécurité informatique.
La France, qui concentre 1,69 % des attaques informatiques recensées, occupe le 15e rang des pays les plus visés par ces offensives, loin derrière le trio de tête composé des États-Unis, de la Chine et de l’Inde.

Des attaques ciblées sur les PME de moins de 250 personnes
Si le volume de cyberattaques a explosé entre 2012 et 2013 – une augmentation deux fois supérieure à celle observée entre 2011 et 2012 – elles sont également beaucoup mieux ciblées, rapporte Symantec.
Le document explique notamment qu’en France, dans 77 % des cas, les assaillants s’attaquent aux PME et entreprises de moins de 250 employés. Ces petites structures sont généralement moins sécurisées que les grands comptes, mais constituent aussi une porte d’entrée privilégiée vers ces derniers.

L’Internet des Objets, prochain eldorado des pirates
Symantec constate qu’au plan individuel, les attaques sont également de plus en plus ciblées. Les principales victimes des pirates sont les spécialistes en relations publiques et les assistants personnels qui disposent généralement d’un volume de données conséquent.
En toute logique, l’entreprise basée à Mountain View relève que le volume de violations de données a lui aussi fortement augmenté (+62 % sur un an) et estime que 552 millions d’identités sont désormais exposées.
Ce chiffre pourrait encore exploser dans les années à venir, prévient Symantec. L’américain, qui ne se risque pas à chiffrer ces prévisions, explique que le « boom » de l’Internet des Objets (IoT) pourrait constituer un terrain de jeu particulièrement prisé des pirates informatiques, puisque rares sont les objets connectés à disposer de dispositifs de sécurisation avancés.