L’impression 3D fait fantasmer les économistes et les adeptes du « do it yourself ». D’ores et déjà, les industriels ont adopté cette technologie pour inventer les produits de demain et produire plus vite.

Moins chères et plus fiables, les imprimantes 3D font couler beaucoup d’encre dans les médias. La presse s’est saisie du phénomène et certains analystes n’hésitent pas à considérer cette technologie comme le fondement d’une nouvelle ère industrielle. Une ère où ce ne serait plus les gros industriels qui concevraient et fabriqueraient nos produits de tous les jours, mais les consommateurs eux-mêmes. Les premières boutiques d’impression 3D ont ouvert leurs portes à New-York et, en France, le réseau Top Office commence à équiper ses points de vente. Il suffit de venir avec son objet 3D sur une clef USB pour venir l’imprimer. Le mouvement DIY (Do it Yourself) et l’émergence de réseaux de Fablabs (ateliers ouverts) est particulièrement dynamique aux Etats-Unis et ce n’est pas un hasard si Barack Obama lui-même en a fait un outil de reconquête industrielle pour le pays.

Pour l’heure, l’impression 3D sert plus l’industrie qu’elle ne la concurrence. En effet, les grands industriels ont équipés leurs ateliers prototype dès le début des années 2000 d’imprimantes 3D professionnelles. Marché confidentiel jusqu’en 2000, avec environ un millier de machine de plus de 5000$ vendues par an selon le cabinet d’études Wohlers Associates, le marché a atteint les 5000 machines en 2007 et, après une chute des investissements lors de la crise financière de 2009/2010, il a redécollé en flèche en 2010, si bien que l’année dernière, il s’est vendu 7.771 imprimantes dans le monde. Un marché de 2,2 milliards de dollars car le prix de ces machines peut aller de quelques dizaine de milliers de dollars jusqu’à 400.000$ pour les plus puissantes.

Le décollage du marché des imprimantes 3D a décollé dans les années 2000