Depuis plus d’un an, le fabricant de jouets Smoby réalise les prototypes en impression 3D. Résultat : des gains de temps dans la conception des nouveaux jouets et des économies à la clé.

Le fabricant de jouet Smoby a investi dans une imprimante 3D voici sdix-huit mois. Un investissement conséquent pour l’entreprise, de l’ordre de 40 000 euros, mais qui se justifie par les gains enregistrés lors des phases de conception de nouveaux jouets. Jean-Marie Vallet, responsable du bureau d’études Smoby explique : « Nous avons des besoins en termes de prototypage rapide afin de visualiser ce que nous concevons en CAO. Le recours à la stéréolithographie et au frittage de poudre chez des prototypistes nous coûtait cher. » L’impression 3D permet au fabriquant de jouets de répondre tant aux stylistes qu’aux ingénieurs du bureau d’études. Les premiers disposent d’un nouvel outil de recherche stylistique qui vient compléter, si ce n’est remplacer, leurs maquettes en mousse et polystyrène. Les seconds peuvent désormais passer directement de l’objet dessiné en CAO sur Solidworks au prototype du jouet.

En imprimant en trois dimensions les jouets avant de lancer la production des moules qui serviront à la production, le bureau d’études s’assure de la qualité du design, et vérifie que les éléments du jouet s’emboîteront bien. D’où des gains financiers en logistique. L’impression 3D est aussi un moyen de concevoir des jouets moins complexes à produire : « Je me souviens de l’exemple d’une petite cuisine qui proposait un distributeur de glaçons, explique Jean-Marie Vallet. Un bouton permettait à l’enfant de charger le glaçon dans la machine. Nous étions prêts à utiliser un ressort pour le faire remonter. Or, du fait du prototypage sur notre imprimante 3D, nous avons pu jouer sur la flexibilité du plastique et nous passer de ce ressort. Nous avons ainsi pu simplifier le montage du jouet. » Lors des douze derniers mois, l’imprimante 3D du bureau d’étude Smoby a fonctionné dix-huit heures par jour, en moyenne.