IBM s’est scindée en deux donnant naissance d’un côté à un nouveau leader mondial des services d’infogérance, Kyndryl, et de l’autre à une nouvelle entreprise IBM centrée sur une trajectoire de croissance basée sur le cloud hybride, l’IA, et le quantique.

L’intérêt et les conséquences d’une telle scission interrogent forcément les DSI alors qu’IBM est un acteur clé de leur patrimoine informatique, un fournisseur de composantes d’infrastructure, un éditeur de plateformes hybrides avec le rachat de Red Hat et un interlocuteur de leurs projets de modernisation vers le cloud.

C’est pourquoi Béatrice Kosowski, présidente d’IBM France, est aujourd’hui l’invité de la semaine de Guy Hervier. Avec lui elle trace les contours de la nouvelle entreprise IBM, ses perspectives, ses objectifs. Elle revient sur les piliers que sont Red Hat OpenShift et l’IA Watson mais aussi l’innovation. IBM a investi en 2021, 6,5 milliards de dollars dans la R&D et l’innovation. Depuis 28 ans, elle reste l’entreprise qui dépose le plus de brevets par an (en moyenne 1 toutes les heures).

Elle rappelle que cette nouvelle IBM reste présente dans le monde des infrastructures avec les serveurs, le stockage mais aussi ses mainframes qui réalisent 30 milliards de transactions chaque jour et 90% des accords de crédit des cartes bancaires. Elle revient sur la différenciation d’IBM Cloud, « un cloud pensé et conçu pour les applications critiques ». Elle explique pourquoi la nouvelle entreprise IBM est une entreprise à la fois plus agile et plus ouverte. Elle revient sur la concrétisation du potentiel de l’IA et sur la nécessité de l’insuffler dans tous les processus et tous les domaines d’activité. Elle évoque aussi l’informatique quantique alors qu’IBM vient de finaliser son processeur 127 qubits « Eagle » et reste alignée sur sa roadmap qui prévoit d’atteindre les 1000 qubits vers 2023/2024.