L’annonce par Microsoft de la fin du support de Windows XP, le 8 avril dernier, constitue une petite révolution dans le monde de l’entreprise. Ainsi, près de 13 ans après sa première commercialisation, le système d’exploitation ne bénéficiera plus de mises à jour gratuites, ni de correctifs de sécurité.
Un casse-tête pour de nombreux professionnels, d’autant que XP est encore utilisé par près d’un tiers des ordinateurs à travers le monde. À ces entreprises et agences gouvernementales, Microsoft a toujours proposé des accords de support individualisé (Custom Support Agreement, ou CSA), la plupart du temps portant sur des montants de plusieurs millions de dollars.

Tarifs réduits
Mais ces dernières semaines, la grogne des clients de Microsoft semble avoir provoqué une forte baisse des prix de ces services personnalisés. Un geste nécessaire pour la firme de Richmond, dont les clients devaient à l’époque payer jusqu’à 5 M$ pour un CSA.
Ces tarifs avaient été plafonnés à 2 M$ courant 2013. Toutefois, Microsoft semble avoir concédé un nouveau plafond pour un de ses clients, à 250 000 $ pour le support personnalisé de près de 10 000 PC sur un an. La firme n’a cependant pas renoncé à son tarif de support par poste, fixé à 200 $.

Une migration encore partielle
L’annonce de la fin du support de XP représente un vrai problème pour la firme de Richmond qui doit jongler entre la nécessité d’assurer un service à ses clients traditionnels, tout en conservant un prix suffisamment prohibitif pour les pousser à migrer vers Windows 7 ou 8. Un mécanisme encore loin d’être massivement enclenché.

Dans une étude en ligne réalisée par le site Tech Pro Research, il apparaît que 37 % des sociétés interrogées comptent conserver XP comme système d’exploitation, en dépit de l’arrêt du support. Elles ne sont au final que 38 % à envisager une évolution vers Windows 7, et à peine 5 % à parier sur le nouveau-né, Windows 8.