Lors de sa conférence de rentrée, Microsoft France s’est présentée comme un fabricant d’appareils. Après la Xbox, les tablettes Surface et le rachat de Nokia, l’entreprise promet d’aller plus loin.

Après des mois de tâtonnement dans l’ère post-PC dominée par Google et Apple, Microsoft tente de retrouver ses marques. Si les activités traditionnelles (Windows, Office, marché professionnel) vont continuer à se développer, Microsoft ne se définit plus seulement comme un éditeur de logiciels.

Lors de la conférence de rentrée de la filiale française, Alain Crozier, président de Microsoft France, a donné le ton. S’adressant au public, mais surtout à ses deux concurrents, il a affirmé être devenu un « devices maker », en français, un fabricant d’appareils.

« C’est ce que nous somme devenus, assure Alain Crozier. Nous fabriquons les tablettes Surface, la console de jeux Xbox et, désormais, avec Nokia, nous produisons des smartphones. » En effet, si la Xbox reste un appareil produit historiquement en interne, la firme de Redmond s’est lancé à l’assaut des appareils avec le lancement de sa tablette Surface. Une montre connectée serait aussi programmée pour un lancement en 2014.

Après des débuts chaotiques, notamment sur le modèle RT, Microsoft n’abandonne pas. Elle a annoncé hier 23 septembre l’arrivée de la seconde génération de tablettes tactiles Pro et grand public avec la Surface 2 qui devrait être disponible le 22 octobre.

Pour assurer leur succès, elles sont bien entendu optimisées, mais aussi elles seront équipées de la suite bureautique Office 2013 RT avec Outlook 2013 ainsi qu’avec un abonnement d’un an d’appels internationaux illimités vers des téléphones fixes de 60 destinations à partir de Skype et 200 Go d’espace de stockage en ligne sur l’offre Skydrive. Une offre alléchante qui pourrait séduire, si ce n’est le grand public, les professionnels.

La chute de BlackBerry pourrait faire l’affaire de Microsoft.

Sur les smartphones, Alain Crozier n’a rien révélé. En attendant la finalisation du rachat de Nokia, la stratégie n’a sans doute pas encore été définie précisément. Reste que les ambitions de Microsoft sont grandes comme son potentiel.

Le président de Microsoft France a ainsi signalé que le travail fourni a d’ores et déjà porté ses fruits. Alain Crozier a repris les résultats de l’étude Kantar parue début septembre. Si en Asie et aux États-Unis, un gros travail reste à faire, les parts de Windows Phone grimpent.

Dans les cinq principaux marchés d’Europe (Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Espagne), Windows Phone a réalisé une part de marché de 8,2% entre mai et juillet 2013. En France, l’OS mobile aurait déjà atteint les 11% de PDM plaçant ainsi l’entreprise en troisième position derrière Apple et Google. « Notre but est de devenir second », a dévoilé Alain Crozier sans indiquer quelle sera sa stratégie.

Si cette promesse est dure à tenir, elle n’est pour autant pas impossible. En effet, le groupe va tabler sur les entreprises pour faire basculer la tendance. Mais aussi, la chute de BlackBerry dont la fin de l’activité smartphones se confirme, pourrait faire l’affaire de Microsoft.

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