Le Maas permet un management centralisé et industrialisé de l’ensemble des services mobiles pour les grands comptes et un accès rapide à la mobilité pour les PME.

L’essor des terminaux mobiles sur le lieu de travail, qu’ils soient personnels ou professionnels, accentue le besoin d’une gestion structurée de la flotte et des services associés. Dans un environnement économique contraint, particulièrement pour les fonctions support comme l’IT, les entreprises sont à la recherche de toutes les marges de manœuvre potentielles.

Dans le domaine des systèmes d’information, la montée en puissance du cloud computing offre la perspective de flexibilisation des coûts en adaptant la consommation aux besoins, permettant ainsi de transformer les CAPEX en OPEX. Les acteurs de l’édition logicielle ou de l’hébergement étoffent ainsi leurs catalogues avec le Saas (Software as a Service), le Paas (Platform as a Service) ou l’Iaas (Infrastructure as a Service).

Le Maas, un concept en émergence pour la gestion des services de mobilité

Pour la gestion du parc mobile, le concept fait également sens afin de répondre aux besoins de souplesse : diversification ou cession d’activité, nouveaux terminaux arrivant sur le marché à une vitesse frénétique, turn-over des employés ou évolutions applicatives à déployer de façon régulière. Les entreprises, petites et grandes, peuvent avoir du mal à suivre le rythme par elles-mêmes et sont demandeuses de solutions rapidement implémentables, quasiment « clés en main » et évolutives. Chez les fournisseurs de communications comme Verizon, Vodafone ou Orange Business Services, le concept de Maas (Mobility as a Service) émerge ainsi depuis quelque temps.

Une valeur ajoutée dans la souplesse et l’industrialisation de la gestion mobile

Certes, il n’a pas – encore ? – la popularité de ses homologues SaaS, Paas ou Iaas, et il faut se méfier de l’effet buzzword consistant à injecter du « as-a-service » à des fins purement marketing. Cependant, en encapsulant et en combinant des services de gestion de flotte (traçabilité des appareils, patchs OS, suivi des licences, helpdesk…), des applications (déploiement, évolutions…), de sécurité (cryptage, antivirus, VPN, remise à zéro…) ou des dépenses, le Maas offre des avantages certains.

Parmi ceux-ci, figurent notamment un management centralisé et industrialisé de l’ensemble de ces services pour les grands comptes, un accès rapide car quasiment « clés en main » à la mobilité pour les PME n’ayant pas les moyens d’avoir des compétences ou infrastructures internes, la gestion d’un spectre large de plates-formes et d’OS, des fonctions avancées de selfcare (gestion de compte entreprise/employé, suivi des abonnements, des dépenses…) accessibles dans le cloud et, bien évidemment, une facturation à hauteur de la consommation réelle des services.

Conserver un niveau d’attente réaliste vis-à-vis du Maas

Mais pour profiter pleinement de son potentiel, il convient de s’y engager de façon réfléchie. Premièrement, le besoin doit être circonscrit en termes de services, en particulier pour les entreprises qui en opèrent déjà en interne. Il faut ensuite sélectionner un prestataire n’utilisant pas le terme Maas de façon abusive et offrant réellement une flexibilité à ses clients, notamment en ce qui concerne l’évolutivité et la facturation à l’usage.

Bien évidemment, externaliser et virtualiser la gestion du parc mobile ne signifie pas ne plus s’en préoccuper : le contrat doit être suivi et adapté en fonction des objectifs financiers recherchés. Pour finir, le plus important est de garder un niveau d’attente réaliste : le Maas n’est, par exemple, pas la solution miracle à tous les problèmes engendrés par le BYOD, qui nécessite la définition d’une véritable politique d’entreprise partagée et acceptée par les employés.

JEAN PUJOL

JEAN PUJOL