Embaucher les amis de leurs amis intéresse les sociétés. Ce site français les aide en s’appuyant sur les réseaux sociaux.

Proposer aux internautes de jouer les intermédiaires entre leur réseau de relations et une entreprise à la recherche d’un talent, tel est le principe du site de recrutement par cooptation Myjobcompany. Lancée en 2011 par Grégory Herbé (ex-professionnel du recrutement), Cédric Cohen-Lemberg (ingénieur informaticien spécialisé en sémantique) et Boris Sirbey (docteur en philosophie et passionné de Web), la plate-forme, qui compte plus de 15 000 membres “ entremetteurs ” et 50 000 visiteurs uniques par mois, connaît un essor international.

Version espagnole. En janvier dernier, elle a levé 650 000 euros auprès de Paris Business Angels et de l’Essec Business Angels. Des fonds qui lui ont permis de décliner le site en espagnol et de s’implanter au Chili. “ Nous venons d’ouvrir une antenne à Santiago du Chili, suite à un concours que nous avons gagné là-bas ”, raconte Grégory Herbé. Le potentiel de développement du pays et l’aide de l’Etat chilien aux start up (pour un peso investi, l’Etat en verse quatre) ont convaincu les dirigeants. En un mois, ce site a déjà réuni autant d’intermédiaires chiliens qu’en un an en France. Et en juin, c’est au tour du Royaume-Uni d’accueillir l’entreprise.

Le succès de Myjobcompany s’explique aussi par son business model. Les intermédiaires qui signalent un CV pertinent reçoivent entre 10 et 30 euros. Et ceux qui sont à l’origine d’un recrutement touchent une prime comprise entre 250 et 1 000 euros.

Marque blanche. Les entreprises, elles, paient en fonction du nombre d’intermédiaires auxquels elles veulent recourir. Soit 380 euros pour une offre diffusée à 20 % des membres (jusqu’au succès de l’annonce) ; 725 euros auprès de la moitié d’entre eux et 3 000 euros pour toucher tout le monde. Le site, qui compte de nombreuses offres d’emploi d’ingénieurs en développement ou en système d’information et de chefs de projet, propose aussi aux sociétés un abonnement de 500 euros par mois afin de disposer de sa technologie en marque blanche. Dans ce cas, les annonces diffusées ne sont visibles que par les collaborateurs. Aujourd’hui, plus de 300 clients, dont LVMH ou Vallourec, mais aussi de nombreuses PME, SSII et start up ont été séduits.