[Oracle OpenWorld 2012] L’Exadata X3 est la machine la plus puissante du monde pour traiter des bases de données Oracle. Pour y parvenir, elle utilise beaucoup de mémoire et ne sait rien faire d’autre.

A l’heure où tous les fabricants proposent des serveurs ultravirtualisables pour exécuter n’importe quelle fonction, Oracle persiste à lancer une machine qui ne sait faire que de la base de données. « Mais elle le fait mieux que personne », martèle Mark Hurd, le nouveau président d’Oracle, plus spécialement en charge des serveurs et ex-patron de HP. L’Exadata X3, quatrième version de ce serveur vendu avec Oracle Database préinstallé, se veut l’appareil le plus rapide du monde pour lire, écrire, retrouver ou modifier des informations dans une base de données Oracle.

La stratégie très discutable de la niche

Selon le dernier palmarès des ventes de serveurs dans le monde, Oracle ne fait pas partie de ceux qui vendent le plus de machines, mais de ceux qui gagnent le plus d’argent avec. Sa stratégie est de proposer des configurations très haut de gamme sur des niches, tout comme le fait IBM avec ses mainframes ou HP avec ses serveurs Unix.

Reste à savoir si ce calcul est pérenne. Au dernier trimestre, Oracle a vu son chiffre d’affaires s’écrouler de 17,5 % dans le monde et de 22,8% en zone EMEA. Tout comme l’ont fait les branches haut de gamme d’IBM et HP. A la question de savoir combien Oracle a vendu de configurations précédentes d’Exadata, Mark Hurd répond : « nous avons fait des milliers de déploiements… »

Andrew Mendelsohn, en charge des bases de données chez Oracle, avec l’Exadata X3.