Triste record pour Orange. L’opérateur télécoms vient d’écoper d’une amende de 350 M€, infligée par l’Autorité de la concurrence. L’entreprise a été reconnue coupable d’abus de position dominante, de fidélisation abusive et d’appliquer des prix discriminants pour les autres opérateurs. Ces pratiques remontent à 2003. Cette condamnation trouve un écho particulier dans l’atmosphère de libéralisation des marchés initiée par la Loi Macron.

En condamnant si fortement Orange, l’Autorité de la concurrence montre que les anciens monopoles d’État ne sont pas à l’abri de la justice. C’est en effet cet ancien statut qui est à l’origine de l’abus de position dominante de l’opérateur. Ce dernier bénéficiait d’informations inconnues de ses concurrents lui permettant de maintenir sa domination sur le marché des entreprises, en question dans cette affaire.

Un record dissuasif

En plus de la lourde amende qui lui a été infligée, Orange dispose désormais de 18 mois pour faire le ménage dans son système d’information afin d’établir un marché des télécoms équitable. Après un long bras de fer judiciaire, le groupe a décidé de collaborer et ne fera donc pas appel.

Jamais une entreprise ne s’était vue condamnée par le gendarme de la concurrence à verser une telle somme. Un record qui s’explique par la durée et l’ampleur des procédés reprochés à Orange. Jugée dissuasive par le président de l’Autorité de la concurrence, cette amende a ainsi également une portée symbolique.