Cloud

Passer au cloud assainit certains pans du système d’information

Par La rédaction, publié le 28 février 2012

Patrick Anguet et Henry-Michel Rozenblum estiment qu’il faut passer par trois étapes pour faire évoluer son existant informatique vers une solution Iaas-Paas : l’expérience, le choix et la mise en place.

Si le Saas (Software as a Service) constitue une solution pertinente à la raréfaction des capacités d’investissements informatiques d’une entreprise, les offres d’infrastructure ou de développement, respectivement Iaas (Infrastructure as a Service) et Paas (Platform as a Service) sont, elles, destinées à épauler l’entreprise qui souhaite faire évoluer un service utile à la gestion de ses processus et, donc, à son patrimoine informatique, à savoir les applications et ses données.

Exposé sur internet ou dans un réseau privé d’entreprise, l’usage d’un système d’information (SI) prend le pas sur l’organisation des ressources informatiques par palier d’investissement. On passe d’une problématique d’investissement à une logique d’usage et de consommation. Mais attention, pour mener à bien cette révolution, le responsable du patrimoine informatique d’une société doit se poser la question des compétences et des expériences de son équipe. Car consolider les moyens, c’est bien, mais cela revient aussi à concentrer les risques. Le cloud computing propose la mutualisation de ressources et de services afin d’apporter les gains et la souplesse nécessaires à l’organisation du SI, dorénavant plus proche du business de l’entreprise. L’expérience et la maîtrise de l’industrialisation des technologies utilisées au travers d’un cloud privé ou public aideront à maîtriser les risques de consolidation inhérents à toute offre de cloud computing. Les prévisions de capacity planning, et donc les engagements de budget, ne sont plus nécessaires pour un choix Iaas-Paas public. Ce qui autorise le DSI à orienter les usages de son SI dans l’organisation de son entreprise étendue, tout en conservant sa structure de build et de run.

Henry-Michel Rozenblum est délégué général d’Eurocloud France

Les rôles, les responsabilités, les résultats et les engagements, bases d’une telle organisation, ne sont plus une option pour la DSI, mais constituent une obligation menant à la bonne intégration des solutions Iaas-Paas du marché. La réduction des délais de mise en place exigée par les services métier confirme le besoin d’automatisation d’une grande partie des activités techniques de gestion d’une infrastructure ou d’un applicatif. Dans le cadre de notre livre blanc, nous avons interrogé des DSI sur leurs expériences de mise en oeuvre de solutions Iaas. Tous notent l’arrivée sur le marché d’acteurs sérieux ayant investi dans des infrastructures solides, pilotées par des équipes compétentes, et proposant des offres commerciales dans lesquelles les engagements sont clairs et mesurables. Ils insistent sur l’importance primordiale de la phase d’étude précédant la mise en oeuvre. Un projet de cette envergure touche toute l’entreprise « étendue » : la DSI, les utilisateurs, les partenaires de l’entreprise. Selon les cas, la décision vient de la DSI, de la direction générale ou d’une fonction métier, mais cela ne fonctionne que si tous sont impliqués.

Une démarche éminemment vertueuse

De nos interviews, il ressort que le passage au Iaas ou au Paas est une démarche éminemment vertueuse. Elle permet « d’appuyer partout où cela fait mal », et de balayer une fois pour toutes, même dans les coins : mise à jour de versions non virtualisables, homogénéisation de versions, mutualisation d’applicatifs, arrêt d’utilisation pour d’autres… Nous sommes au début d’une évolution majeure. La crise économique et les incertitudes sociales et structurelles vont peut-être contribuer à accélérer l’adoption du Iaas et du Paas. Il y a fort à parier que d’ici à douze mois, notre paysage informatique sera différent.

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