IBM a décidé d’investir 1 Md$ dans l’informatique cognitive avec la création d’IBM Watson Group, dont 100 M$ en capital-risque destinés aux jeunes pousses en cours de développement et utilisant le Watson Developers Cloud.

 

Perception, langage, mémoire, raisonnement, décision, mouvement… Tous ces processus mentaux relèvent de la cognition. En clair, des fonctions de la connaissance. Il s’agit d’abord d’un espace pluridisciplinaire où se mêlent, entre autres, psychologie, linguistique, neuroscience, éducation et recherche en informatique et intelligence artificielle. Les champs d’application sont nombreux : médecine, ingénierie, architecture, distribution…

 

L’avenir des applications est prometteur, comme l’assure Paul Bloom, chef des technologies pour la recherche en télécommunication chez IBM : « Dans le monde d’aujourd’hui, nous donnons des réponses imparfaites, parce que nous ne disposons pas de toute l’information. Les systèmes cognitifs peuvent permettre de la recueillir, qu’elle soit vue, entendue ou ressentie, et ainsi de l’utiliser pour délivrer une réponse plus précise au problème qui se présente. »

 

Dans un environnement où la mise en « nuage » d’outils et les architectures big data sont servies à tout va, on voit bien l’intérêt d’IBM d’affirmer son positionnement. En proposant aux entreprises d’utiliser les capacités cognitives de son supercalculateur et en leur permettant de créer leurs propres applications, la firme d’Armonk se fait fort de révolutionner le milieu. Et d’en tirer, au passage, quelques substantiels bénéfices.