40 à 60% des effectifs français des sociétés de services sont concernés par le crédit d’impôt compétitivité emploi. Aurel BGC a établi le classement des grands gagnants de cette mesure.

Préconisation phare du rapport Gallois, le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) est entré en vigueur ce 1er janvier 2013. Pour rappel, cette réduction d’impôt concerne toutes les entreprises. Elle est égale à 4% de la masse salariale en 2013, et à 6% à partir de 2014 pour les salaires bruts compris entre un Smic et 2,5 fois le Smic. Soit jusqu’à 42,8 K€ par an. Bercy vient de lancer un site pour le calculer en ligne.

Cette ristourne fiscale sera avant tout avantageuse aux acteurs de l’industrie ou du BTP, mais les SSII en bénéficieront aussi très largement, contrairement aux idées reçues. Selon une note de la société d’investissement Aurel BGC, 40 à 60% des effectifs français des SSII et des sociétés de R&D externalisée sont concernés par cette mesure.

« Avec un âge moyen compris entre 30 et 35 ans, les sociétés emploient énormément de jeunes, dont une part non négligeable en province où les salaires sont relativement faibles, rappelle Nicolas David, analyste chez Aurel BGC. Certaines emploient également de nombreux techniciens. »

Les petites et moyennes SSII, faiblement internationalisées, profiteront particulièrement de cette mesure. De même que les acteurs de l’infogérance d’infrastructures qui font appel à une main-d’œuvre jeune, moins qualifiée, mais peu à la sous-traitance. Dernier critère : la faible rentabilité de ces sociétés, qui donne d’autant plus de force au Cice.

Quarté gagnant : Open, Neurones, Osiatis et ITS Group

Au regard de tous ces critères, c’est le groupe Open qui sort grand gagnant. Viennent ensuite les spécialistes de l’infogérance – Neurones, Osiatis et ITS Group, presque exclusivement franco-français.

Du côté des « moyens », « Gfi et Bull pourraient également être particulièrement sensibles à cette mesure, en raison de leur rentabilité limitée et de leur forte exposition à la France ». Enfin, parmi les ténors du service, Sopra sortirait du lot face à Capgemini, Atos et Steria.

Employant beaucoup de jeunes ingénieurs, les acteurs de la R&D externalisée ne sont pas totalement en reste mais ils sont toutefois « pénalisés » par leur bonne rentabilité et leur rayonnement à l’international. Dans cette catégorie, SII et Ausy devraient être les plus sensibles au Cice.

Tableau de synthèse de l’impact du Cice sur le résultat net part du groupe (RNPG) des SSII et des sociétés de R&D externalisée françaises cotées (par Aurel BGC)