La société de services prévoit encore une perte de 11 millions d’euros d’ici la fin de l’année. En l’absence de repreneur pour ses activités restantes, le spectre de la liquidation pourrait se matérialiser.

Le titre d’Ares est à nouveau suspendu depuis hier. La société n’a pour l’instant émis aucun communiqué. Mais cette suspension intervient une semaine après la publication des résultats trimestriels où la société de services confirmait une perte de 11 millions d’euros sur l’année. Le groupe avait alors indiqué « examiner toutes les solutions qui lui permettraient d’améliorer rapidement sa structure financière dont la cession de certains actifs ou un apport en numéraire ». Du coup, les rumeurs de cessation de paiement voire d’une liquidation vont bon train sur les forums boursiers. Car Ares qui emploie près de 600 personnes n’a plus grand-chose à vendre.

Au mois de septembre dernier, elle a finalisé la cession de son activité d’intégration Arcole (environ 4 millions d’euros de chiffre d’affaires en année pleine) à l’éditeur Lefebvre Software dans le cadre de son plan de redressement. Peu de temps auparavant Ares s’était délesté de ses activités d’infogérance d’Ile de France et Toulouse

Des ventes régulières d’actifs depuis 2008

Au gré des cessions, le chiffre d’affaires de la SSII a fondu comme neige au soleil. Ares qui réalisait encore un chiffre d’affaire de 330 millions d’euros au terme de son exercice 2008 n’affiche plus que 38 millions d’euros sur les neuf premiers mois de 2010. Entre temps, la société est passée par la case redressement judicaire. Depuis sa sortie de la procédure en mars 2009, elle a continué à disperser ses activités. L’optimisme affiché par son président Michel Berjamin à l’époque de la sortie de la procédure n’est plus de mise.