Les utilisateurs américains n’ont pas pu accéder à leurs logiciels en mode Saas durant sept heures. A cause du vieillissement des infrastructures ?

C’est la deuxième fois depuis la fin du mois de juin que le cloud de Salesforce tombe en panne. Ce mardi 10 juin, les Américains n’ont ainsi plus pu accéder à leurs logiciels Saas, ni à leurs données professionnelles stockées en ligne, et ce, pendant près de sept heures. Salesforce s’est excusé auprès de ses clients, en indiquant qu’il s’agissait d’une panne électrique dans ses centres de données.

Le 29 juin dernier, lors de la précédente panne qui n’avait duré, elle, que trois heures, Salesforce avait expliqué que ses disques durs avaient dysfonctionné. Dans les deux cas, l’accès à Salesforce a été plus ou moins préservé pour les utilisateurs européens. Mais les services étaient dégradés, avec, notamment, des ralentissements.

Le cloud autant menacé de vétusté qu’un datacenter ?

Toujours est-il que ces incidents posent la question du vieillissement des infrastructures de Salesforce. Sur un marché du cloud chaque jour plus concurrentiel, l’éditeur a vu son chiffre d’affaires trimestriel passer de 540 millions de dollars, il y a un an, à 695 millions de dollars aujourd’hui. Mais dans le même temps, ses bénéfices n’ont eu de cesse de chuter. Salesforce gagnait 5,25 millions de dollars il y a un an. Puis, il a perdu de l’argent continuellement, jusqu’à reconnaître un déficit de 17,8 millions de dollars lors du dernier trimestre.

Le cloud incarnait la promesse d’une informatique que l’utilisateur n’aurait plus besoin de maintenir, mais on se demande à présent ce qu’il pourrait se passer si un fournisseur de cloud ne gagnait plus assez d’argent pour effectuer cette maintenance lui-même.