En développement depuis 2010, la technologie HAMR (Heat Assisted Magnetic Recording) de Seagate promet de multiplier jusqu’à 100 la densité de stockage. Très attendue par les professionnels, elle ne devrait cependant pas être disponible avant 2016.

En attendant, les besoins ne cessent de grandir. D’ici à 2020, IDC prévoit qu’ils seront multipliés par 10 dans le monde, à plus de 40 zétacoctets.

La technique du HAMR

Sans mettre de côté les disques durs mécaniques, Seagate pourra atteindre 50 téraoctets de stockage par pouce carré. Pour cela, le fabricant compresse les données présentes sur le disque dur grâce à une technologie laser : « Procédé essentiel pour poursuivre l’augmentation de la densité surfacique, le HAMR accroît la capacité de stockage en chauffant le support grâce à un faisceau laser dirigé à l’endroit précis où les bits de données sont enregistrés. Lorsque la surface est ainsi chauffée, l’écriture y devient plus facile, puis le refroidissement quasi immédiat fige les données inscrites », explique le spécialiste du stockage.

Une fois que ce procédé sera suffisamment mature, Seagate devrait pouvoir équiper d’ici 2016 les serveurs lames de disques durs de 2,5 pouces de 20 téraoctets, à 10.000 tours par minutes.

L’américain avait fait la démonstration de cet « enregistrement magnétique assisté par laser » en octobre 2013 au CEATEC.

Le SMR en attendant le HAMR

En attendant la disponibilité du HAMR, l’américain a commencé à équiper quelques disques durs, disques hybrides et disques dédiés au stockage en réseau, d’une autre technologie : le SMR, pour Shingled Magnetic Recording.

Moins révolutionnaire que la première, elle permet tout de même d’améliorer la densité de stockage de 25 % par disque. De quoi permettre aux professionnels de patienter d’ici 2016.