Suite à l’abandon du projet d’entrée en bourse d’Axway, les actionnaires sont en désaccord sur la stratégie à mener.

Un bras de fer semble engagé entres les actionnaires de référence de la SSII Sopra. Les familles fondatrices (Odin et Pasquier) du groupe de services informatiques ont annoncé, hier, avoir renforcé leur participation dans Sopra Group, en portant la part détenue par le holding Sopra GMT, qu’ils détiennent à 34,6 % du capital, contre 26,5 % environ jusque-là. Vendredi dernier, c’est le fonds Caravelle qui avait affirmé avoir renforcé sa position avec 17,47 % du capital.

A l’origine de ces mouvements boursiers, un désaccord portant sur l’abandon du projet d’autonomie de la filiale Axway (édition de logiciels), décidé en début de semaine dernière. Le fonds Caravelle est vivement opposé à cet abandon, alors même que le holding familial Sopra GMT estime, dans un communiqué, que c’est lui le responsable de l’échec du projet après son refus « de prendre les engagements de conservation de titres » demandés par le bureau des agréments. Sopra GMT a précisé, hier, qu’il « poursuivait son analyse des différentes options stratégiques ».

Vers une bataille d’influence ?

Dans un avis de l’AMF, le fonds Caravelle a signalé qu’il n’envisageait pas dépasser le seuil d’un tiers du capital de la SSII ni d’en acquérir le contrôle. Il envisage, en revanche, de demander la nomination d’un administrateur supplémentaire, sachant que son dirigeant, Pierre-André Martel, figure déjà au conseil d’administration. Auquel cas, le conflit pourrait bien déboucher sur une bataille d’actionnaires en vue d’influer sur la stratégie de la société, comme celle traversée par la SSII Atos Origin il y a deux ans.