La chambre syndicale a signé une charte de bonnes pratiques comportant dix engagements pour des achats « responsables ».

Une charte élaborée par la médiation du crédit aux entreprises et la Compagnie des dirigeants et acheteurs de France (CDAF). Basée sur le volontariat, elle comporte dix engagements de la part des grands donneurs d’ordre pour des achats « responsables ».

Cette charte prévoit notamment d’assurer une équité financière vis-à-vis des fournisseurs, de réduire les risques de dépendances réciproques entre donneurs d’ordre et fournisseurs, d’intégrer la problématique environnementale ou d’apprécier le coût total de l’achat en dépassant la seule comparaison du prix.

Chaque signataire s’engage également à désigner un ou plusieurs correspondants PME pouvant être saisis par les fournisseurs en cas de conflits ou litiges. Une politique cohérente de rémunération des acheteurs doit être enfin menée pour intégrer convenablement les engagements de la charte.

Des Etats généraux de la valeur ajoutée

Après plusieurs réunions de travail, Syntec numérique a donc signé ce code de bonne conduite au nom de la filière mais aussi par des signatures directes d’entreprises adhérentes : Atos Origin, Devoteam, Groupe Open, HP France, Logica, Microsoft, SAP, Steria et Unisys. La signature de cette charte arrive toutefois à point nommé alors que la réforme de la sous-traitance a accouché d’une souris.

Pour Guy Mamou-Mani, il ne s’agit qu’un début et il entend poursuivre dans l’amélioration des relations clients-fournisseurs. Bruno Menard, président du Cigref est l’invité du prochain conseil d’administration de Syntec numérique et un entretien avec Jean Claude Volot le médiateur de la sous-traitance est programmé ce mois-ci.

A plus long terme, il prévoit d’organiser des « «Etats généraux de la valeur ajoutée », en collaboration avec le Cigref, les directeurs des achats et les pouvoirs publics. Il entend aussi œuvrer à l’application des délais de paiement dans le respect de la loi de modernisation de l’économie, à la disparition des clauses contractuelles abusives et à la modification du système des enchères inversées.