Une puce cognitive associant le fonctionnement des ordinateurs classiques à celui de puces neurosynaptiques calquées sur l’humain, tel est le dernier aboutissement du projet Synapse, conduit notamment par IBM depuis 2008.

L’agence pour la recherche des projets de défense américains (DARPA) travaille main dans la main avec IBM. Toutes deux financent, via le projet Synapse, des universités américaines dont les étudiants ont pour mission de comprendre le comportement du cerveau humain et de le reproduire fidèlement. La puce Truenorth en est l’élément clé. Son architecture s’appuie sur un réseau d’un million de neurones et de 256 millions de synapses. C’est sur elle que comptent les membres du projet Synapse pour faire avancer leurs recherches. La période d’incubation du projet court jusqu’en 2016.

Le fonctionnement de la puce est celui d’un processeur qui exécute des traitements parallèles et distribués, sauf qu’il n’a pas d’horloge interne. Ses cœurs peuvent s’éteindre, mais l’activité continuer. Son architecture permet aussi aux cœurs de la même puce de communiquer entre eux.

À terme, IBM espère produire un système neurosynaptique artificiel avec 10 millions de neurones qu’une énergie d’un kilowatt suffirait à alimenter.