Le projet « Marvin » lancé en 2013 par VMware trouve enfin une issue au travers de EVO:Rail. Présenté cette semaine, celui-ci parachève le travail d’une année et demie pour donner vie à une solution d’infrastructure « hyper convergente », comme la définit Duncan Epping, chef de nouvelles technologies chez VMware.

EVO:Rail est en fait une offre d’infrastructure 100 % logicielle reposant sur des serveurs physiques à mémoire flash et à faible densité. Les unités 2U sont équipées de 4 nœuds où chacun est un serveur indépendant. Le logiciel associé au matériel se charge du réseau, du stockage et de la gestion d’environnements cloud hybrides et privés. Il peut également faire office d’outil de test pour les équipes d’administration et de développement des succursales.

Chaque nœud EVO:Rail dispose de processeurs Intel E5 à 6 cœurs et de 192 Go de mémoire. Les ressources mémoires culminent à 768 Go et la capacité de stockage atteint 14,4 To, associée à 1,6 To de capacité flash.

VMware indique que son produit est adapté au déploiement d’infrastructures de postes de travail virtuels (VDI), ainsi qu’aux bureaux distants de succursales dans les sociétés. S’appuyant sur VMware vSphere, il peut servir de passerelle vers le service de cloud hybride vCloud Air (anciennement vCloud Hybrid Service).

Une évolution singulière

L’offre de VMware arrive tardivement sur le secteur de l’infrastructure pilotée par logiciel. De grandes entreprises dont HP, mais aussi certaines startups comme Nutanix et SimpliVity ont déjà pris place sur ce terrain. Seulement VMware dispose d’une gamme de produits étendue et d’un savoir-faire incontestable en matière de virtualisation.

Comme chaque acteur majeur de l’infrastructure informatique, il dispose aussi de sa propre distribution OpenStack, lui permettant de proposer désormais un package robuste, adapté à la mise en route d’une plateforme de cloud hybride ou privé. 

Selon VMware, EVO:Rail s’adresse aux entreprises de taille moyenne. Mais il répond aussi aux attentes de structures plus grandes qui souhaitent repenser la conception de leurs centres de données.