Avec deux annonces majeures en deux jours, c’est une année charnière qui commence pour Orange. En plus d’avoir officialisé une tentative de rapprochement avec Bouygues, le numéro 1 français des Télécoms vient d’entrer en négociation exclusive pour le rachat de Groupama Banque. Une opération qui en dit long sur l’ambition du groupe quant à son plan stratégique 2015-2020, dont les grandes lignes ont été révélées en fin d’année dernière par le PDG du groupe, Stéphane Richard.

Ainsi, le rachat de Groupama Banque, dont l’opérateur télécoms prévoit d’acquérir 65 %, doit permettre à Orange de lancer une banque en ligne qualifiée de “100% mobile”. Prévue pour 2017 et sobrement nommée Orange banque, elle proposera un panel de services classiques : gestion bancaire quotidienne, épargne, assurance et crédits.

Une diversification assumée

Depuis quelque temps, Orange place ses pions dans le secteur des services financiers et ne cache pas vouloir le faire bouger. Une stratégie qui s’appuie essentiellement sur les fintechs, points de rencontre entre la finance et les nouvelles technologies, et une politique de prix agressive. Orange y croit tant et si bien que le groupe prévoit que ce virage lui permettra d’engranger 400 M€ supplémentaires à l’horizon 2018.

L’ambition d’Orange ne se limite en même temps pas à l’Hexagone puisqu’après la France, le service Orange Banque devrait être lancé à l’étranger. L’opérateur historique n’en est pas à son coup d’essai : grâce au service de paiement en ligne et de transfert d’argent Orange Money, il est déjà largement implanté en Afrique.