On attendait l’annonce du 9, ce sera finalement un Windows 10 qui devrait voir le jour en 2015. Et à en croire Terry Myerson, vice-président chargé des OS chez Microsoft, cette mouture sera « la plus complète et le meilleure (…) jamais conçue pour les clients professionnels ». Vu l’échec de Windows 8 auprès des entreprises, les arguments devront être solides.

Cette précédente version, inaugurée en 2012, avait marqué un tournant dans l’histoire de Redmond avec la disparition du menu Démarrer. Ce qui était censé symboliser la transition vers les interfaces tactiles n’a finalement pas trouvé sa place auprès des professionnels. À la fin 2013, ce système d’exploitation qui, selon IDC, a effrayé les DSI, ne captait que 2 % du marché.

Windows 10 choisit donc de réhabiliter cet indéboulonnable menu.

L’ergonomie parmi les principales évolutions

Mieux armé pour le travail au clavier et à la souris, Windows 10 ne fait pas pour autant table rase du tactile, l’intégrant mieux et souhaitant aussi se préparer sur le long terme, « lorsqu’arrivera la nouvelle génération d’employés qui a grandi dans le monde du tactile », explique Carolina Milanesi, analyste chez Kantar WorldPanel.

Encore central dans l’offre de Microsoft, Windows reste la principale porte d’entrée aux nouvelles offres cloud telles qu’Office 365 ou OneDrive, la société misant de plus en sur l’abonnement que la licence.

Microsoft pense en effet désormais son système d’exploitation comme une plateforme convergente unique entre les différents terminaux que sont le smartphone, la tablette, et l’ordinateur.

Mais les principales annonces de cette nouvelle version ont en fait porté sur l’ergonomie. Microsoft a introduit Task View, un bouton donnant un aperçu de tous les programmes en cours d’exécution (comme sur OS X), ou la possibilité d’exécuter des applications Modern UI depuis le bureau Windows.

Disponible depuis le 1er octobre via Windows Insider, Windows 10 aura sa version Server un peu plus tard. Quant aux aspects grand public, ils ne seront abordés que début 2015. Un signe suffisant pour les entreprises ?