C’est la première fois que la Commission européenne lance un appel d’offres en matière de cloud. L’objectif visé par la DSI de Bruxelles (appelée Digit, pour Directorate-General for Informatics) est de déployer 2 500 machines virtuelles et 2 500 téraoctets de stockage dans le cadre d’un contrat biannuel renouvelable en deux fois une année.

Parmi les critères qu’observera la DSI figure la granularité tarifaire. « Plus le niveau de granularité proposé est fin, meilleure est l’évaluation », peut-on lire dans une annexe de l’appel d’offres. Autrement dit, il est demandé de pouvoir moduler le plus finement possible la facture, et donc le nombre de VM ou la capacité de stockage, selon l’usage.

La Commission réclame en effet une facturation à l’usage, de même que des fonctions self-service et de provisionnement parallèle.

Toutes les institutions européennes se mettent au cloud

Autre critère : les fournisseurs qui postuleront devront disposer d’une infrastructure reposant au moins sur deux centres de données, distants de 200 km minimum.

Concernant le catalogue logiciel, on retrouve plusieurs technologies telles que les bases de données Oracle et MySQL, des piles LAMP, des serveurs d’applications WebLogic, des front-end Web ou encore des services d’accélération de contenu (CDN).

Au total, 3 lots sont proposés aux prestataires : infrastructure-as-a-service (IaaS) privé, IaaS public et platform-as-a-service (PaaS).

De l’aveu même de la Commission, il s’agit de poser les premières pierres du cloud. Elle ne sera d’ailleurs pas seule à profiter de ces innovations, puisque les prestataires retenus fourniront en infrastructures cloud, et à hauteur de 25 % du contrat, la Cour de justice européenne, l’agence de défense, celle de la sécurité alimentaire, de l’environnement ou encore le Parlement européen.