Le mystère plane sur Computer Associates. Alors qu’il en vantait les mérites jusqu’alors, l’américain vient de se séparer d’ArcServe, sa filiale spécialisée dans la sauvegarde et la restauration, et rivale historique de Symantec.

Si les motifs de cette cession au fonds d’investissement californien Marlin n’étaient pas si flous, l’opération pourrait sembler des plus anodines. Mais Jacob Lamm, vice-président de la stratégie et du développement évoque, en filigrane, une situation bien plus complexe. D’après ses déclarations, l’activité d’ArcServe est jugée par CA comme non essentielle.

Pourtant, au mois de mai, l’entreprise dévoilait non sans fierté sa solution Arcserve Unified Data Protection, celle-ci ayant pour particularité de gérer la protection des données placées dans le cloud.

Ce serait d’ailleurs ce même cloud qui aurait conduit CA à céder Arcserve. Car la branche spécialisée en restauration n’a jamais réellement su aborder le virage de la transition vers le nuage, tout comme son principal concurrent Symantec, relégué à l’arrière-plan des solutions de sauvegarde dans le cloud.

Une difficile adaptation

La plupart des fournisseurs de cloud, dont Microsoft, développent leurs propres outils de backup et de sauvegarde. Et de façon générale, c’est une grande majorité des éditeurs de cet écosystème qui est aujourd’hui concurrencée par les plus ou moins grandes entreprises du cloud, qui peuvent désormais se passer de leurs services.

Symantec a notamment tenté, avec ses produits NetBackup et Backup Exec, de faire tourner le vent en sa faveur. En vain. La situation n’a fait qu’empirer au fur et à mesure des évolutions du secteur.

Computer Associates pourrait donc n’avoir fait que prendre les devants face à une situation de plus en plus difficile pour ces solutions de sauvegarde.