C’est un tournant historique que connaît Cegid : son fondateur, Jean-Michel Aulas, s’apprête à céder ses dernières parts. Celui-ci détenait jusqu’alors 10,27 % de la société qu’il a créée en 1983. Il va donc les vendre à des fonds américain, Silver Lake, et britannique, AltaOne Capital.

Les deux rachèteront, en tout, 37,6 % du capital du groupe. En effet, l’actionnaire majoritaire, Groupama, s’apprête également à se désengager. Une offre publique d’achat suivra, qui aura pour but d’amener les nouveaux actionnaires à s’emparer de plus de 50 % des parts de la société.

Jean-Michel Aulas reste au conseil d’administration

Jean-Michel Aulas ne quittera pas Cegid pour autant. L’entrepreneur restera président du Conseil d’administration et son adjoint, Patrick Bertrand, directeur général. Il a également annoncé qu’il réinvestirait une partie des sommes tirées de la cession de ses parts dans la société.

De leur côté, les fonds anglo-saxons se sont engagés à soutenir le développement de Cegid à l’international et à accompagner sa mutation vers des produits tournés vers davantage de SaaS. Le prix d’achat des actions de Groupama et de Jean-Michel Aulas valorise Cegid à hauteur de 580 M€. En 2015, l’entreprise rhodanienne a réalisé un chiffre d’affaires de 282,1 M€, en hausse de 5,8 % par rapport à 2014.