En 2011, Google espérait révolutionner le monde du pc portable en lançant son Chromebook. Après deux années de commercialisation, la firme américaine doit se rendre à l’évidence. Malgré un prix de vente qui semblait attractif, entre 400 et 450 €, l’opération, plus qu’un échec, s’avère être un véritable fiasco.

 

La machine s’appuie sur une architecture et un fonctionnement audacieux : système ChromeOS, un seul dispositif SSD de 16 Go et un matériel conçu pour le cloud Google.

 

Seul inconvénient : Acer n’a vendu que 5 000 exemplaires de son Chromebook Cromia 761. Samsung, pour sa part, préfère taire les chiffres de vente.

 

Alors, comment expliquer ce fiasco ? Outre une ChromeZone installée à Londres, le Chromebook est introuvable dans les enseignes grand public.

 

Ensuite, et ça n’est pas là un moindre paradoxe, ce qui semblait un atout, le tout clouding, se révèle être un handicap majeur. Et ce pour deux raisons. La première tient à l’obligation de devoir disposer d’une connexion Internet 3G ou WiFi pour utiliser son ordinateur. La seconde est liée au coût du stockage qui s’avère vite prohibitif.

 

Si l’on ajoute à cela un système balbutiant, l’absence de pilotes pour les périphériques, l’impossibilité de lire des DivX depuis une clé USB et le choix des constructeurs d’utiliser du matériel bas de gamme, on comprend vite ce qui a pu calmer les éventuelles ardeurs des utilisateurs visés par la firme de Mountain View.

 

Le comble vient alors d’autres portables comme l’Asus EeePad Transformer intégrant Android, l’autre système de Google, qui peut, lui, s’enorgueillir de résultats tout à fait honorables.