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Claranet ouvre des bureaux outre-mer pour renforcer son support « follow the sun »
Par Frédéric Bergonzoli, publié le 22 janvier 2026
L’ESN s’étend en Nouvelle-Calédonie et dans les territoires ultramarins pour assurer la continuité de ses services. Elle veut également fournir aux grands groupes et ETI disposant de filiales internationales une réponse aux enjeux de souveraineté et de sécurité.
La transformation numérique pousse les grands comptes à intégrer des contraintes opérationnelles internationales. Dans des secteurs comme la finance ou le luxe par exemple, les appels d’offres incluent désormais la capacité à fournir support et continuité de services à l’échelle mondiale. Pour structurer un tel dispositif, Claranet s’implante en Nouvelle-Calédonie et prévoit d’étendre sa présence aux Antilles et à La Réunion. Passée d’une activité historique d’hébergeur-infogéreur au statut de prestataire de services, notamment dans les domaines du cloud, de l’IA et de la conformité, l’ESN revendique une croissance régulière. Elle compte aujourd’hui 3 000 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires de près de 600 M€ en 2024.
Répondre à des besoins complexes
Pour Claranet, l’ouverture de nouveaux bureaux outre-mer doit enrichir ses prestations. La nouvelle organisation cible principalement les ETI et les grands groupes, clients pour lesquels le support 24/7 devient un enjeu stratégique. « Ces nouveaux bureaux nous permettent de répondre à des besoins complexes, à toute heure et en offrant les mêmes garanties de sécurité et de souveraineté. Cela dépasse l’astreinte qui vise à régler des urgences, et permet par exemple le déploiement d’une solution pour une filiale basée en Asie à midi heure locale. C’est une nécessité pour répondre aux attentes des grands groupes et leur offrir une solution sécurisée, maîtrisée et souveraine en France et dans leurs filiales à l’étranger », explique Olivier Beaudet, directeur général de Claranet.
Continuité opérationnelle et souveraineté au cœur du dispositif
Au-delà du support, la nouvelle organisation doit garantir la prise en charge d’incidents, la mise en production d’applications ou encore la gestion de plateformes situées à l’étranger. Les équipes locales doivent permettre d’assurer ces opérations sans externalisation, avec un contrôle accru de la chaîne de valeur. Le site de Nouméa est déjà opérationnel et doit accueillir des compétences en production, DevOps et gestion de bases de données. Les autres implantations prévues aux Antilles et sur l’île de La Réunion devraient accueillir une quinzaine de collaborateurs par site d’ici 18 mois.
