Les études confirment depuis plusieurs années l’engouement des entreprises et de leurs DSI pour le cloud hybride, plébiscité à plus de 80 % !

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Cloud hybride : comment déployer en 6 points votre stratégie

Par La rédaction, publié le 02 janvier 2023

De nouvelles compétences et une nouvelle gouvernance

Sécurité, administration des bases de données, asset management, réseau, stockage… Avec l’hybridation du cloud, les métiers évoluent et, surtout, de nouvelles bonnes pratiques sont à mettre en place pour limiter les risques.

Un déploiement de machines virtuelles sur au moins un cloud public et au moins un data center on-premise : si l’on s’en tient à cette définition lapidaire du cloud hybride, pourquoi devrait-on s’inquiéter pour les compétences disponibles au sein de la DSI ? Philippe Rondel, architecte sécurité chez Check Point Software, le confirme pour sa partie : « l’hybridation ne change pas vraiment les métiers de la sécurité informatique. Il y a juste un peu plus d’automatisation, beaucoup plus d’assets à gérer, et quelques nouveaux outils au niveau de la couche d’abstraction à maîtriser. »

Aurélien Kiener, cloud solution specialist de l’intégrateur Digora, ne dit pas autre chose en ce qui concerne les bases de données : « Le métier de DBA évolue, mais ne disparaît pas. Certains, très spécialisés sur le tuning des performances ou des bases très critiques, sont réticents à changer de pratiques. D’autres, souvent plus jeunes, sont habitués à voir leur travail facilité dans le cloud public, où ils peuvent créer des bases en trois clics. Ils ne sont pas les seuls d’ailleurs. Les développeurs aussi ont gagné en autonomie ». Mais autonomie ne signifie pas « tout et n’importe quoi » et les nouvelles règles doivent s’apprendre…

Développer les compétences internes

Agnieszka Bruyère, ex vice-présidente des activités cloud chez IBM EMEA et VP Cloud Growth & Public Sector chez Oracle, abonde : « Même en mettant tout son système d’information dans le cloud public, la DSI aura toujours besoin d’architectes, de spécialistes du middleware, du stockage et des bases de données. » Plus généralement, Aurélien Kiener l’affirme, il va falloir apprendre à travailler différemment. Parce qu’en attendant d’être une réalité, l’hybridation est surtout un voyage pour lequel on va avoir besoin d’accompagnants.

Ce qui est vrai pour la technique l’est aussi pour la gestion des assets. Et si FinOps peut donner des réponses, ses professionnels s’intéressent avant tout à la consommation des services en mode SaaS. Or ce n’est pas forcément là que se produisent les dérives les plus coûteuses. Et l’on retrouve – ou devrait retrouver – à la manœuvre les spécialistes bien connus de l’optimisation des consommations de puissance de calcul, « enrichis » de nouvelles compétences sur la gestion des contrats.

Ces équipes pluridisciplinaires sont capables de comprendre à la fois les éléments contractuels, la technologie sous-jacente et les projets en cours. C’est à elles de mettre en place les catalogues de services qui permettront de reprendre le contrôle après une période où certains ont pu croire au « no limit » et à des ressources à foison dans le cloud. Mais avec de la pédagogie pour ne pas couper l’élan des développeurs à qui l’on demande par ailleurs d’aller de plus en plus vite. Dans le Groupe Saur, Marc Gougeon, vendor manager et lead FinOps Azure, expliquait ainsi, lors d’une matinale IT For Business, comment « Azure a bousculé nos relations historiques avec Microsoft. Dans le cadre de notre projet de transformation Initiative 2023, nos équipes DevOps et data ont investi le cloud. Les coûts en développement comme en production grimpaient. Nous avons voulu reprendre le contrôle, mais sans couper les robinets. » Le groupe a donc mis en place une gouvernance qui permet aux équipes techniques de continuer d’innover avec les nouveaux services, mais avec des revues mensuelles qui analysent les réservations engagées, les modes de consommation, les titulaires des droits, etc. « Nous anticipons ainsi les mauvaises surprises. Cela nous permet de regarder l’avenir avec sérénité. » Une démarche aboutie qui, on l’espère, sera de plus en plus répandue dans les entreprises. FRANÇOIS JEANNE

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