Distancé jusqu’à présent par le consortium Numergy (emmené par SFR et Bull), Cloudwatt vient enfin de combler son retard et annonce la mise en route de son service cloud, co-financé par l’État à hauteur de 75 M€.

L’offre repose entièrement sur OpenStack et étend ses capacités de la production (développements, tests, calculs intensifs…) au stockage, les deux pouvant être combinés.

Initié en 2012, le projet Andromède visait à doter la France, et notamment ses administrations, d’une infrastructure suffisamment puissante pour héberger les données sensibles qui jusqu’alors étaient déposées sur des serveurs basés à l’étranger. La menace de fuites pesant sur les sociétés d’hébergement installées aux USA, l’État français a décidé d’investir dans les deux entités Cloudwatt et Numergy pour se doter de ses propres centres de stockage de données, non-infiltrables par la voie du « Patriot Act ».

La garantie Thalès

Numergy avait devancé Cloudwatt en proposant, il y a deux semaines, une plateforme cloud basée sur OpenStack. Au niveau de la sécurité, Numergy disposait de son propre centre opérationnel de sécurité (Soc), ce qui laissait peu de marge à Cloudwatt pour pouvoir se différencier. Mais le soutien de Thales, spécialisé en cyber-sécurité, a permis à celle-ci de s’affirmer. Thales fournit en effet une connexion Internet hautement sécurisée sur le réseau interministériel de l’État.

Une offre différenciante

La grille tarifaire de l’offre Cloudwatt est assez fournie. De façon générale, la tarification s’effectue selon le temps passé sur un service. Celui-ci peut être de toute sorte : instance sur Windows ou Linux, stockage bloc ou objet…

Selon Cloudwatt, il est possible de créer des instances en moins de 30  secondes pour les OS Linux. Le déploiement total d’architectures s’opère en quelques minutes à l’aide de scripts.