La justice américaines enquête sur Microsoft et certains de ses partenaires qui auraient corrompu des responsables gouvernementaux en Chine, en Italie et en Roumanie pour obtenir des contrats.

Les autorités américaines enquêtent sur le groupe informatique Microsoft et certains de ses partenaires qui auraient corrompu des responsables gouvernementaux en Chine, en Italie et en Roumanie pour obtenir des contrats, a affirmé mardi 19 mars 2013 le Wall Street Journal. Il ne s’agit pour l’instant que d’allégations que l’enquête a pour but de vérifier.

« Nous prenons au sérieux toutes les accusations portées à notre attention, et nous coopérons totalement avec toutes les enquêtes gouvernementales, a réagi John Frank, vice-président en charge des questions juridiques chez Microsoft, dans un message publié sur le blog officiel du groupe. Les sujets évoqués dans le Wall Street Journal sont importants et il est important que Microsoft et le gouvernement les examinent. »

Des cadeaux en échange de contrats

D’après le quotidien économique, qui cite des sources proches du dossier, l’enquête menée par le gendarme boursier américain (SEC) et le département de la Justice en serait encore à un stade préliminaire. Elle ferait suite notamment à des accusations de pots-de-vin formulées par un ancien représentant de Microsoft en Chine.

En Roumanie, ce système aurait permis de poursuivre des contrats logiciels signés avec le ministère de la Communication. Enfin en Italie, l’enquête se penche sur des consultants spécialisés dans les contrats de fidélisation. Là aussi des cadeaux et des voyages auraient été offerts en échange de contrats avec le gouvernement.

La SEC et le département américain de la Justice se sont refusés à tout commentaire.

John Frank reconnaît que « dans une entreprise de 98 000 personnes qui compte 640 000 partenaires, il n’est pas possible de dire qu’il n’y aura jamais d’actes répréhensibles », mais il réaffirme l’engagement du groupe pour prévenir et sanctionner de tels agissements.