Transition douloureuse pour Oracle. L’éditeur vient de publier des résultats trimestriels mitigés qui révèlent un choix stratégique gagnant, mais financièrement difficile à court terme. Ainsi, Oracle affiche sur la dernière période un chiffre d’affaires en baisse de 3 %, à 9 Md$.

Le bénéfice net atteint, quant à lui, 2,14 Md$, soit 50 cents/titre, contre 2,5 Md$ et 56 cents/action un an plus tôt. Cela représente une baisse de 14 %. Sans prendre en compte les évènements exceptionnels, cela équivaut à un bénéfice par action  de 64 cents, contre 62 cents attendus par les analystes. Une note positive qui a suffi à faire gagner environ 4 % au titre dans les échanges hors séance à la bourse de New York. En annonçant ces résultats, la direction s’est abritée derrière l’impact du dollar fort, même si celui-ci ne suffit probablement pas à tout expliquer.

Une transition longue, mais saine

Indéniablement, Oracle a pris le bon chemin avec ses activités cloud puisqu’elles se portent bien, alors que les branches historiques s’effondrent. Le cloud d’Oracle a ainsi vu son chiffre d’affaires bondir de 40 % pour le dernier trimestre, à 735 M$. Particulièrement dynamiques, les PaaS (Platform as a Service) et SaaS (Software as a Service) ont progressé de 57 %, à 583 M$ tandis que l’IaaS (Infrastructure as a Service) a reculé de 2 %.

Enfin, bien qu’elles représentent encore la majeure partie du CA de l’éditeur, les activités non cloud sont toutes dans le rouge. Le hardware, le logiciel et les services reculent respectivement de 13 % à 1,1 Md$, 4 % à 6,3 Md$ et 7 % à 793 M$.