ChannelScope
Emilien Subts (NetExplorer) « Nous voulons nous appuyer sur des acteurs du channel à forte expertise en cybersécurité et en stockage de la donnée »
Par Frédéric Bergonzoli, publié le 01 avril 2026
L’éditeur toulousain veut faire de l’indirect un moteur majeur de sa croissance. Sécurité de la donnée, souveraineté, distribution spécialisée et accompagnement des partenaires, NetExplorer livre ses positionnements clés.
Entretien avec Emilien Subts, responsable partenaires, NetExplorer.
Sur quel marché évolue NetExplorer ?
Nous sommes un expert français de la gestion documentaire cloud, avec une maîtrise complète de la chaîne de valeur, du logiciel à l’infrastructure. L’entreprise développe ses propres solutions et les opère sur ses propres infrastructures, toutes localisées en France. Nous portons la promesse de redonner aux entreprises le contrôle de leurs données, en combinant collaboration, partage sécurisé, gouvernance documentaire et conformité. Notre périmètre s’inscrit dans l’univers de la GED et de l’ECM, avec une forte dimension souveraineté et sécurité.
Quelle est la place de cette sécurité dans votre proposition de valeur ?
Nous ne nous contentons pas de proposer une solution de gestion documentaire, nous y ajoutons une couche forte de sécurisation, de gouvernance et de contrôle des accès. Notre objectif est de lutter contre le shadow IT tout en offrant aux entreprises une plateforme simple d’usage, mais rigoureuse sur les enjeux de conformité. Cette plateforme s’appuie également sur une gestion fine des droits utilisateurs, pour les collaborateurs internes comme externes, et répond aux normes ISO 27001 et ISO 9001.
Quelle stratégie channel mettez-vous en place en France ?
Nous structurons aujourd’hui notre développement indirect autour des deux distributeurs Hermitage Solutions et SQP. Ce choix reflète une volonté de s’appuyer sur des acteurs à forte expertise en cybersécurité et en stockage de la donnée. Nous voulons faire grandir notre réseau de revendeurs, porter la part du channel à près de 50 % de notre chiffre d’affaires, alors que cette part est encore minoritaire aujourd’hui. Nous devrions dépasser les 150 revendeurs d’ici un an.
Comment sélectionnez-vous vos partenaires ?
Nous privilégions des partenariats sélectifs et durables à partir de trois critères : des valeurs communes, une vraie complémentarité d’offre et une vision partagée du développement. Qu’est-ce que nous voulons construire ensemble ? Où voulons-nous être dans trois ou cinq ans ? Si ces trois dimensions sont alignées, alors nous considérons qu’il y a un vrai potentiel de partenariat. Nous insistons sur la transparence des règles du jeu, notamment entre vente directe et indirecte. Cette logique s’applique à travers un accompagnement structuré dès l’onboarding, avec des outils, des contenus commerciaux, des ressources marketing et un cadre clair de collaboration destiné à optimiser la montée en puissance du partenaire.
Comment évitez-vous la concurrence entre les revendeurs et vos propres forces ?
Nous donnons la priorité aux partenaires sur les opportunités qu’ils identifient. Pour cela, nous avons mis en place une plateforme de Partner Relationship Management, un outil simple à utiliser qui leur permet de piloter leur activité. Dès qu’un partenaire enregistre un prospect dans cet environnement, il obtient la priorité sur ce dossier, vis-à-vis de nos équipes de vente directe comme des autres partenaires. Nous avons vraiment structuré notre fonctionnement pour que chacun puisse travailler sereinement, sans compétition interne.
