La CFE-CGC/UNSA de France Télécom-Orange va saisir le Conseil d’Etat pour attaquer l’autorisation faite à Bouygues Télécom de réutiliser les fréquences 2G pour le 4G, car cela risque de nuire à l’emploi.

Halte à la destruction des emplois ! Le syndicat CFE-CGC/UNSA de France Télécom-Orange explique, dans un communiqué, qu’il va saisir le Conseil d’Etat pour attaquer la décision de l’Arcep qui autorise Bouygues Télécom à utiliser ses fréquences 1800 MHz pour la 4G à partir du 1er octobre. « Cette autorisation est certes assortie de conditions… mais une fois de plus, aucune n’est posée sur l’emploi, alors que la catastrophe est d’ores et déjà annoncée en la matière dans le secteur des télécoms », explique l’organisation. Selon elle, cette décision apporte à Bouygues un véritable avantage concurrentiel qui « bouleverse la donne sur la 4G » et crée une « insécurité juridique et économique pour les opérateurs télécoms ».

Le syndicat regrette que la décision de l’Arcep ne soit pas assortie d’une contrainte sur l’emploi, alors qu’il « aurait été simple de demander, à minima, un engagement de production d’un pourcentage minimum de la valeur ajoutée en France, ou encore de demander aux candidats souhaitant anticiper la réutilisation des fréquences un engagement sur le maintien et/ou le développement des emplois en France ». Selon CFE-CGC/UNSA, 30 000 postes seront supprimés chez l’opérateur historique d’ici à 2020, avec les départs à la retraite.

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