Douze datacenters devraient bientôt s’ajouter au réseau de Google, qui souhaite étendre son offre de plateforme cloud public et combler son retard face à Amazon. L’État de l’Oregon et la ville de Tokyo seront les premiers à bénéficier des nouvelles infrastructures, réparties sur plusieurs lieux. Google devrait ensuite s’installer dans six autres régions d’ici 2017.

En comparaison, les 33 datacenters d’AWS couvrent déjà 12 zones géographiques et le géant de l’e-commerce envisage d’installer 11 nouveaux centres cette année. De son côté, Microsoft, qui possède déjà 22 datacenters Azure, en prévoit 5 de plus. IBM apparaît lui aussi comme un concurrent sérieux, surtout dans la branche cloud business, puisqu’il dispose à ce jour d’un réseau de 46 centres de données.

Google veut rester compétitif

Parallèlement, Google lance son nouveau service Cloud Machine Learning pour les entreprises, une technologie basée sur TensorFlow déjà utilisée par plusieurs applications de la firme (Photos et Inbox notamment). Ce service, à ce jour en version bêta privée, propose des API dédiées à la création de modèles d’auto-apprentissage pour des enjeux spécifiques.

Google précise que ces modèles pourront être enrichis à l’aide de données issues des autres services cloud proposés (par exemple Cloud Storage ou Google BigQuery). Avec cette offre d’apprentissage machine, la firme espère se faire une place dans un secteur déjà bien occupé par AWS et Microsoft.