IBM songerait à se séparer de sa division semi-conducteurs. L’information, dévoilée vendredi par le Financial Times, précise que Big Blue aurait mandaté la banque d’affaires Goldman Sachs afin de sonder d’éventuels repreneurs.
Le journal affirme que Global Foundries et TSMC seraient notamment sur les rangs. IBM étudierait plusieurs options, de la cession de ses usines, dont les frais de fonctionnement se chiffrent en milliards de dollars, à la vente pure et simple de l’intégralité de la branche.
L’entreprise basée à Armonk pourrait aussi opter pour la solution d’un joint-venture, afin de diluer ses coûts…

Un rencentrage prévisible des activités d’IBM

Même si la vente de la division semi-conducteurs n’a pour l’heure pas été actée, IBM confirme par ce processus qu’il envisage sérieusement de se désengager de l’industrie. Cette possible cession s’ajoute notamment à celle de son activité de production de serveurs x86, reprise par le chinois Lenovo pour 2,3 Md$.
Il s’agirait alors d’un tournant majeur pour le groupe américain, dont l’histoire est intimement liée à la production de semi-conducteurs comme de matériels informatiques en général. Ce volte-face confirmerait le recentrage de ses activités vers les services et les solutions logicielles à destination des entreprises. Il suit, dans le même temps, une certaine logique, au regard de ses derniers chiffres. Au 4ème trimestre 2013, les revenus liés à l’activité semi-conducteurs d’IBM ont diminué de 33 % en comparaison des données relevées sur la même période en 2012. Un manque à gagner conséquent, d’autant que cette branche nécessite d’importantes dépenses en R&D.
À l’inverse, la division logiciels de Big Blue est en constante progression depuis plusieurs années, alors que les investissements nécessaires à son développement sont beaucoup plus réduits.